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« Chanter l’hymne national est une obligation non négociable » : Paul Atanga Nji met en garde les Témoins de Jéhovah

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Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a tenu un discours remarqué dans lequel il a adressé un avertissement aux responsables des Témoins de Jéhovah au Cameroun. Selon lui, le respect des lois de la République, notamment le fait de chanter l’hymne national, ne peut faire l’objet d’aucune exception fondée sur des convictions religieuses.

Une mise en garde claire

Lors de son intervention, le ministre a déclaré :

« Je voudrais dire au responsable des Témoins de Jéhovah que chanter l’hymne national est une obligation non négociable. »

Il a indiqué que plusieurs autorités administratives lui avaient signalé que, dans certaines localités, des membres des Témoins de Jéhovah, y compris des enfants, refuseraient de chanter l’hymne national, estimant que cette pratique serait contraire à leurs convictions religieuses.

Des préoccupations sur les questions de santé

Paul Atanga Nji a également évoqué des préoccupations liées à certaines pratiques attribuées à des membres de cette confession religieuse. Il a notamment cité des réserves concernant les campagnes de don de sang, la vaccination et les transfusions sanguines.

Le ministre a rappelé que les responsables religieux doivent assumer leurs responsabilités vis-à-vis des comportements de leurs fidèles, affirmant que :

« Les Églises sont faites pour sauver des vies, pas pour en ôter. »

Un appel au respect des lois

Au-delà du cas des Témoins de Jéhovah, le ministre a insisté sur le fait que toutes les confessions religieuses, qu’elles soient chrétiennes, musulmanes, animistes ou d’autres croyances, doivent respecter les lois de la République.

Il a également mis en garde contre certains prédicateurs qui, selon lui, multiplient les pratiques d’exorcisme et prétendent voir des démons partout, appelant les autorités à faire preuve de vigilance face à ces dérives.

Un débat qui suscite des réactions

Cette déclaration intervient dans un contexte où les relations entre liberté religieuse et respect des obligations civiques alimentent régulièrement le débat public.

Pour certains, les propos du ministre rappellent que les lois de l’État s’imposent à tous les citoyens. D’autres estiment que la question devra continuer d’être examinée à la lumière des droits garantis par la Constitution et des principes de liberté de religion.

Les réactions devraient se poursuivre dans les prochains jours, tant au sein des communautés religieuses que dans l’opinion publique.