
La position de la communauté internationale face à la crise anglophone
Depuis le début de la crise anglophone en 2016, plusieurs États, organisations internationales et partenaires du Cameroun ont exprimé leur préoccupation face aux conséquences humanitaires et sécuritaires du conflit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Dans l’ensemble, la communauté internationale appelle à une résolution pacifique, au dialogue entre les parties, au respect des droits humains et à une meilleure protection des populations civiles.
Les Nations unies
Les Nations unies (ONU) ont, à plusieurs reprises, exprimé leur inquiétude concernant la situation humanitaire dans les régions anglophones.
L’ONU appelle notamment à :
- la protection des civils ;
- l’accès sans entrave à l’aide humanitaire ;
- des enquêtes impartiales sur les violations présumées des droits humains ;
- une solution politique fondée sur le dialogue.
L’organisation a également condamné les violences commises contre les populations civiles, qu’elles soient attribuées aux groupes armés ou aux forces de sécurité.
L’Union africaine
L’Union africaine privilégie une approche basée sur le dialogue et soutient les initiatives visant à parvenir à une solution pacifique, tout en réaffirmant son attachement à l’unité et à l’intégrité territoriale du Cameroun. Elle a notamment soutenu les efforts de médiation proposés à partir de 2019.
L’Union européenne
L’Union européenne a appelé à plusieurs reprises à :
- la cessation des violences ;
- la protection des droits fondamentaux ;
- un dialogue inclusif entre les différentes parties ;
- l’accès des organisations humanitaires aux populations affectées.
Le Parlement européen a également adopté plusieurs résolutions exprimant son inquiétude face à la situation et demandant des enquêtes sur les violations présumées des droits humains.
Les États-Unis
Les États-Unis ont régulièrement encouragé une solution négociée à la crise. Les autorités américaines ont appelé toutes les parties à éviter les violences, à protéger les civils et à engager un dialogue permettant une résolution durable du conflit.
La France
La France affirme soutenir une résolution pacifique de la crise. Les autorités françaises ont appelé au dialogue, condamné les violences et réaffirmé leur soutien aux efforts visant à trouver une solution politique respectueuse de la souveraineté du Cameroun.
La Suisse et les initiatives de médiation
La Suisse s’est proposée comme médiatrice entre le gouvernement camerounais et certains représentants des groupes séparatistes. Des discussions ont été engagées en 2019 avec le soutien de plusieurs partenaires internationaux.
Toutefois, ce processus n’a pas permis d’aboutir à un accord durable, notamment en raison de divergences entre les différentes parties concernées.
Les organisations humanitaires
Plusieurs organisations humanitaires internationales interviennent pour apporter une assistance aux populations touchées par le conflit.
Leurs actions concernent notamment :
- les soins de santé ;
- l’accès à l’éducation ;
- l’aide alimentaire ;
- la protection des personnes déplacées ;
- le soutien psychologique aux victimes.
Ces organisations soulignent régulièrement l’ampleur des besoins humanitaires dans les régions affectées.
Une position généralement équilibrée
Dans leurs déclarations publiques, la plupart des partenaires internationaux cherchent à concilier plusieurs objectifs :
- soutenir la stabilité du Cameroun ;
- respecter sa souveraineté et son intégrité territoriale ;
- encourager le dialogue politique ;
- promouvoir le respect des droits humains ;
- favoriser une solution pacifique et durable au conflit.
Questions fréquentes
Que demande principalement la communauté internationale ?
La plupart des organisations et États appellent à un dialogue inclusif, à la protection des civils, au respect des droits humains et à une résolution pacifique de la crise.
La communauté internationale soutient-elle une partie au conflit ?
De manière générale, les principaux acteurs internationaux ne soutiennent pas officiellement l’une des parties. Ils privilégient une solution politique négociée et le respect du droit international.
Existe-t-il une médiation internationale ?
Oui. La Suisse a facilité un processus de médiation à partir de 2019, avec le soutien de plusieurs partenaires internationaux. Cependant, ce processus n’a pas débouché sur un accord de paix définitif.
Conclusion
La communauté internationale continue de suivre de près la crise anglophone au Cameroun. Si les approches diffèrent selon les pays et les organisations, un consensus se dégage autour de la nécessité de mettre fin aux violences, de protéger les populations civiles et de favoriser une solution politique durable reposant sur le dialogue.



