Les autorités camerounaises renforcent leur stratégie de communication afin de lutter contre la désinformation qui entoure la vaccination contre la poliomyélite. À l’approche des campagnes de vaccination organisées dans plusieurs régions du pays, le Programme élargi de vaccination (PEV), avec l’appui de ses partenaires, multiplie les actions de sensibilisation pour rassurer les familles et encourager la vaccination des enfants de moins de cinq ans.
Selon les responsables sanitaires, les fausses informations diffusées sur les réseaux sociaux et dans certaines communautés alimentent les hésitations vaccinales. Pour y faire face, le gouvernement s’appuie sur les agents de santé communautaires, les leaders religieux, les chefs traditionnels et les jeunes volontaires afin de transmettre des informations fiables sur l’efficacité et la sécurité du vaccin. Les plateformes numériques sont également mobilisées pour répondre rapidement aux rumeurs et corriger les fausses affirmations.
Cette mobilisation intervient dans un contexte où le Cameroun poursuit ses efforts pour empêcher la résurgence des poliovirus variants dans le bassin du lac Tchad. Les campagnes de vaccination sont coordonnées avec les pays voisins afin de limiter les risques de transmission transfrontalière. Les autorités rappellent que la vaccination reste le moyen le plus efficace de protéger les enfants contre cette maladie pouvant entraîner une paralysie irréversible.
Les opérations de vaccination se déroulent principalement selon une stratégie de porte-à-porte, complétée par des équipes présentes dans les centres de santé, les marchés, les écoles et les lieux de culte. Cette approche vise à atteindre les enfants vivant dans les zones rurales, les localités difficiles d’accès et les communautés les plus exposées. Les campagnes sont gratuites et concernent tous les enfants âgés de 0 à 59 mois, quel que soit leur statut vaccinal antérieur.
Les autorités sanitaires appellent enfin les parents à vérifier leurs informations auprès des professionnels de santé et à ne pas relayer les rumeurs circulant sur internet. Elles estiment que la lutte contre la désinformation est devenue un élément essentiel pour maintenir une couverture vaccinale élevée et atteindre l’objectif d’un Cameroun durablement débarrassé de la poliomyélite.




