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Douala : le Cameroun lance une injection révolutionnaire pour prévenir le VIH

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prévenir le VIH par injection au cameroun

Le Cameroun franchit une nouvelle étape dans la lutte contre le VIH/Sida. Le ministère de la Santé publique a officiellement lancé à Douala un programme pilote utilisant le Cabotégravir injectable à longue durée d’action, une innovation médicale destinée à réduire le nombre de nouvelles infections par le VIH.

Cette initiative fait du Cameroun l’un des premiers pays d’Afrique centrale à introduire cette nouvelle méthode de prévention qui pourrait transformer la lutte contre l’épidémie.

Une injection administrée tous les deux mois

Contrairement aux traitements préventifs traditionnels qui nécessitent une prise quotidienne de comprimés, le Cabotégravir est administré sous forme d’injection une fois tous les deux mois.

Selon le ministère de la Santé publique, cette méthode offre une protection pouvant atteindre 95 % contre le VIH chez les personnes exposées à un risque élevé d’infection.

Les autorités espèrent ainsi améliorer l’adhésion aux programmes de prévention, de nombreuses personnes ayant parfois des difficultés à suivre un traitement quotidien.

Douala choisie pour le lancement

La phase pilote a été officiellement lancée à Douala le 9 juillet 2026 sous la présidence du ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie.

La capitale économique a été choisie en raison de sa forte population et de son importance dans les programmes nationaux de lutte contre le VIH. Les premières injections seront proposées dans les zones présentant les taux de transmission les plus élevés avant une éventuelle extension à d’autres régions du pays.

Une arme supplémentaire contre le VIH

Les responsables sanitaires précisent que cette injection ne remplace pas les autres moyens de prévention.

Le Cabotégravir vient compléter :

  • L’utilisation du préservatif ;
  • Le dépistage régulier ;
  • Le suivi médical ;
  • Les campagnes de sensibilisation ;
  • Les traitements antirétroviraux.

L’objectif est de proposer davantage d’options aux personnes les plus exposées au risque de contamination.

Le Cameroun progresse dans la lutte contre le Sida

Cette annonce intervient quelques jours après la publication des résultats d’une enquête nationale sur le VIH.

Selon les chiffres communiqués :

  • 96,4 % des personnes diagnostiquées reçoivent un traitement antirétroviral ;
  • 95 % des patients sous traitement ont atteint une suppression virale ;
  • Environ 501 000 personnes vivent avec le VIH au Cameroun ;
  • La prévalence nationale est estimée à environ 3 % chez les personnes âgées de 15 ans et plus.

Ces résultats montrent des progrès importants vers les objectifs internationaux de lutte contre le VIH.

Objectif : mettre fin au Sida comme menace de santé publique

Le gouvernement camerounais s’est fixé comme objectif de mettre fin au VIH/Sida comme menace majeure de santé publique d’ici 2030.

L’introduction du Cabotégravir injectable s’inscrit dans le Plan Stratégique National de lutte contre le VIH/Sida et pourrait contribuer à réduire significativement les nouvelles infections dans les années à venir.

Conclusion

Avec le lancement du Cabotégravir injectable à Douala, le Cameroun adopte une technologie médicale innovante dans la lutte contre le VIH. Cette injection préventive, administrée seulement tous les deux mois, pourrait représenter un tournant majeur pour les personnes à risque et renforcer les efforts nationaux visant à éliminer le Sida comme menace de santé publique d’ici 2030.