À quelques semaines de la rentrée scolaire 2026-2027 au Cameroun, le gouvernement durcit le contrôle des établissements privés. Le ministère des Enseignements secondaires (MINESEC), dirigé par Pauline Nalova Lyonga, a annoncé la fermeture de 105 établissements scolaires privés qui ne devraient pas accueillir d’élèves lors de la prochaine rentrée.
Selon Cameroon Tribune, la mesure résulte de trois communiqués signés le 3 juillet 2026. Elle vise principalement des établissements fonctionnant en violation des formalités légales de création, d’ouverture ou d’extension.
Cette décision place désormais les parents concernés devant une question urgente : comment vérifier qu’une école est autorisée avant d’y inscrire son enfant ?
105 établissements concernés à travers le Cameroun
D’après le décompte publié par Cameroon Tribune, 105 établissements scolaires ne devraient pas ouvrir leurs portes à la rentrée 2026-2027.
Parmi eux, 98 établissements sont notamment concernés pour avoir fonctionné sans les autorisations nécessaires de création ou d’ouverture. D’autres cas concernent des cessations d’activité ou des problèmes de conformité.
Les établissements concernés se trouvent dans sept régions : le Littoral, le Centre, l’Ouest, le Sud-Ouest, le Nord-Ouest, le Sud et l’Adamaoua.
Il s’agit ici d’établissements relevant de l’enseignement secondaire privé, et non de 105 écoles primaires réparties indistinctement dans l’ensemble du système éducatif.
Le Littoral concentre près de la moitié des fermetures
La répartition géographique montre une forte concentration dans le Littoral.
Sur les 105 établissements concernés, 52 se trouvent dans la région du Littoral. Le Centre arrive ensuite avec 13 établissements. L’Ouest et le Sud-Ouest en comptent chacun 11, tandis que cinq sont signalés dans le Nord-Ouest, quatre dans le Sud et deux dans l’Adamaoua.
| Région | Nombre d’établissements concernés |
|---|---|
| Littoral | 52 |
| Centre | 13 |
| Ouest | 11 |
| Sud-Ouest | 11 |
| Nord-Ouest | 5 |
| Sud | 4 |
| Adamaoua | 2 |
Le Littoral représente ainsi à lui seul presque la moitié des établissements visés.
Pourquoi ces écoles sont-elles fermées ?
La principale raison avancée est le non-respect de la réglementation encadrant l’enseignement privé au Cameroun.
Certaines structures auraient fonctionné sans autorisation de création ou d’ouverture. Dans d’autres situations, les infrastructures ou l’environnement scolaire ne répondaient pas aux normes exigées pour accueillir convenablement les élèves.
Dans le Centre, par exemple, le MINESEC a relevé pour certains établissements un environnement inadapté à l’apprentissage et des infrastructures ne respectant pas les normes requises.
La décision ne constitue donc pas une fermeture générale de l’enseignement privé. Elle cible des établissements identifiés individuellement par l’administration.
Une opération d’assainissement qui revient régulièrement
Cette campagne n’est pas une première.
Les autorités camerounaises mènent régulièrement des opérations contre les établissements scolaires clandestins ou non conformes.
L’objectif affiché consiste à empêcher que des structures accueillent des enfants sans remplir les conditions administratives, pédagogiques et matérielles prévues par la réglementation.
Le problème demeure néanmoins important : la présence de 98 établissements fonctionnant notamment sans les autorisations nécessaires montre que le phénomène des écoles clandestines n’a pas disparu.
Les parents doivent vérifier l’école avant de payer
La décision arrive à une période particulièrement sensible.
Les familles commencent généralement à préparer les inscriptions, acheter les fournitures et parfois payer une partie des frais de scolarité plusieurs semaines avant la rentrée.
Pour les parents, la principale précaution consiste donc à vérifier le statut administratif de l’établissement avant d’effectuer un paiement important.
Il est notamment prudent de demander si l’établissement possède les autorisations nécessaires et de se renseigner auprès des services compétents du MINESEC en cas de doute.
Cette vérification devient encore plus importante lorsqu’il s’agit d’un établissement récent ou peu connu.
Que deviennent les élèves déjà inscrits ?
C’est l’une des principales conséquences de la mesure.
Les élèves qui fréquentaient un établissement désormais interdit d’ouverture devront potentiellement être réorientés vers une structure autorisée pour poursuivre leur scolarité en 2026-2027.
Cela peut entraîner des difficultés pratiques pour les familles : recherche d’une nouvelle école, nouvelles formalités d’inscription, frais supplémentaires et disponibilité des places.
La situation pourrait être particulièrement délicate dans les zones où plusieurs établissements sont concernés simultanément.
Les enseignants pourraient également être touchés
Les conséquences ne concernent pas uniquement les élèves.
Un établissement qui cesse ses activités peut également mettre en difficulté son personnel administratif et enseignant.
Certains enseignants du secteur privé pourraient donc devoir rechercher un nouvel employeur si leur établissement ne peut pas régulariser sa situation.
Il est toutefois impossible de déterminer à ce stade combien d’emplois seront effectivement concernés.
Attention à une confusion sur le nombre d’établissements
Certaines publications apparues ces derniers jours évoquent 205 établissements fermés. Une source officielle de référence, Cameroon Tribune, rapporte cependant 105 établissements sur la base des trois communiqués du MINESEC du 3 juillet.
D’autres médias récents rapportent également le chiffre de 105.
En l’état des informations vérifiables, c’est donc le chiffre de 105 établissements qu’il convient de retenir pour cette mesure, sauf nouvelle décision distincte du ministère.
Un avertissement avant la rentrée 2026-2027
La fermeture de ces établissements constitue finalement un message adressé à la fois aux promoteurs d’écoles privées et aux familles.
Pour les promoteurs, l’ouverture d’un établissement scolaire exige le respect des procédures administratives et des normes applicables.
Pour les parents, la réputation ou la proximité d’une école ne suffisent pas : son statut légal doit également être vérifié.
À quelques semaines de la rentrée 2026-2027, les familles dont les enfants fréquentaient l’une des structures concernées ont donc intérêt à vérifier rapidement leur situation afin d’éviter de découvrir, au moment de la rentrée, que l’établissement n’est plus autorisé à fonctionner.
La décision du MINESEC confirme surtout la volonté des autorités de poursuivre l’assainissement du secteur privé de l’éducation, même si le nombre encore élevé d’établissements irréguliers montre que le contrôle reste un défi.
Je peux aussi surveiller les prochaines décisions du MINESEC concernant la rentrée 2026-2027 et vous signaler toute nouvelle fermeture ou mesure importante.














