Le gouvernement camerounais entend accélérer la transformation locale du bois afin de réduire les exportations de grumes et d’accroître la valeur ajoutée de la filière forestière.
Cette ambition s’inscrit dans le cadre du Programme d’Appui au Développement de l’Industrie du Bois (PAD-Bois), qui prévoit la création de quatre parcs industriels spécialisés.
Les futurs SMEs Wood’s Parks seront implantés à Edéa, Sangmélima, Meyomessala et Lomié. Ces plateformes industrielles accueilleront des petites et moyennes entreprises (PME), des unités de production artisanales ainsi que des organisations de l’économie sociale évoluant dans le secteur du bois.
L’objectif est de favoriser la transformation sur place d’essences forestières à forte valeur commerciale, notamment le sapelli, l’ayous, le tali, l’iroko, l’azobé et le moabi.
Plutôt que d’exporter ces bois sous forme de grumes, le gouvernement souhaite encourager la fabrication locale de meubles, de panneaux, de charpentes et d’autres produits finis ou semi-finis.
Le choix des sites d’implantation repose sur leur proximité avec les zones de production forestière. Des conventions devraient être conclues entre les collectivités territoriales et des entreprises forestières légalement établies afin de garantir un approvisionnement durable en bois issu d’exploitations autorisées.
Le ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA), dirigé par Achille Bassilekin III, assurera l’accompagnement technique du projet.
Des partenaires au développement, parmi lesquels la Banque mondiale, sont également attendus pour contribuer au financement des investissements.
Selon les autorités, chaque parc industriel comprendra des ateliers de production, des entrepôts mutualisés, des centres d’incubation d’entreprises, des espaces de coworking, un guichet unique destiné aux opérateurs économiques ainsi qu’une unité de production d’électricité afin de garantir un approvisionnement énergétique fiable.
Les entreprises installées dans ces zones devraient également bénéficier d’un accès facilité au financement ainsi que d’incitations fiscales destinées à stimuler les investissements et la création d’emplois.
Si cette initiative vise à renforcer l’industrialisation de la filière bois et à accroître les retombées économiques pour le Cameroun, son succès dépendra de la mise en œuvre effective des infrastructures annoncées et du respect du calendrier de réalisation.















