Selon des informations publiées par Jeune Afrique, une lutte d’influence discrète se jouerait actuellement au sein de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH), entreprise stratégique chargée de la gestion des exportations de pétrole brut du Cameroun. Le magazine évoque des divergences opposant la Première dame, Chantal Biya, à Nathalie Moudiki, considérée comme la principale responsable opérationnelle de l’institution.
La succession à la tête de la SNH au centre des spéculations
D’après le média panafricain, les tensions porteraient notamment sur la direction de la SNH. Jeune Afrique affirme que Chantal Biya aurait souhaité voir son fils, Franck Hertz, accéder à la tête de l’entreprise publique.
Le magazine indique que la Première dame aurait sollicité le secrétaire général de la Présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, afin qu’un projet de décret de nomination soit préparé. Toutefois, toujours selon la même source, le président Paul Biya n’aurait pas donné son accord en refusant de signer le document.
Nathalie Moudiki présentée comme la véritable dirigeante de la SNH
Officiellement, la SNH reste dirigée par Adolphe Moudiki, qui occupe le poste d’administrateur-directeur général depuis plus de trois décennies.
Cependant, Jeune Afrique affirme que le dirigeant, aujourd’hui âgé de 87 ans, serait absent de la scène publique depuis plusieurs années en raison de problèmes de santé. Dans ce contexte, son épouse, Nathalie Moudiki, directrice des Affaires juridiques de la SNH, exercerait de fait les principales responsabilités de gestion de l’entreprise.
Le magazine précise également qu’un compromis aurait été trouvé en 2025, permettant à Franck Hertz d’intégrer les conseils d’administration de Tradex Guinée équatoriale et Tradex République démocratique du Congo.
Des déclarations qui alimentent les tensions
Toujours selon Jeune Afrique, les tensions auraient connu un nouvel épisode le 14 juillet dernier.
Lors d’une rencontre avec les employés de la SNH, Nathalie Moudiki aurait averti que toute personne s’en prenant à son époux ou au président Paul Biya, qu’elle aurait qualifiés d’« icônes » de la nation, s’exposerait à des sanctions.
Ces déclarations sont interprétées par certains observateurs comme le signe d’un climat interne particulièrement sensible autour de la gouvernance de l’entreprise.
Une rivalité qui dépasserait le cadre de la SNH
Au-delà de la direction de la Société Nationale des Hydrocarbures, Jeune Afrique estime que cette rivalité s’inscrirait dans un contexte politique plus large lié à l’avenir du pouvoir au Cameroun.
Le magazine évoque notamment les enjeux entourant la gestion future des ressources pétrolières du pays, ainsi que les spéculations sur les futures équilibres institutionnels à l’approche de l’après-Paul Biya.
Parmi les personnalités citées figurent Franck Hertz et Franck Biya, qui seraient présentés comme deux figures susceptibles d’incarner différentes influences au sein des cercles du pouvoir. À ce stade, aucune évolution officielle ne permet toutefois de confirmer les scénarios avancés, et l’issue de ces rapports de force demeure incertaine.
Les informations rapportées dans cet article sont attribuées à Jeune Afrique et n’ont pas fait l’objet d’une confirmation officielle de la part des autorités camerounaises ou des personnes concernées.















